Burn-out coaching

Le burn-out : la destruction de l’intérieur

Temps de lecture : 3 minutes

Le « burn-out syndrom » ou syndrome d’épuisement professionnel

Si le « burn-out » se signale par des symptômes semblables à ceux de la dépression (épuisement physique et psychique, irritabilité, baisse de l’attention, troubles du sommeil, maux divers…), le contexte d’apparition se révèle bien particulier au sens où il suppose la rencontre entre une configuration professionnelle particulière et les points de vulnérabilité du sujet normal.

Des situations professionnelles à risque

En d’autres termes, certaines situations professionnelles sont repérées par les chercheurs comme « à risque ». Ce sont en général celles qui supposent, par exemple, un fort investissement affectif (c’est le cas des soignants ou des enseignants notamment), une responsabilité personnelle et puissamment engagée par rapport à autrui, ou encore des objectifs assignés soit trop élevés par rapport aux ressources, soit incompréhensibles, etc.

Une pathologie sociale…et individuelle

Même si la dimension collective prime (le burn-out est bien une pathologie avant tout sociale), il n’empêche que certains se révèlent moins sensibles que d’autres. On sait effectivement que la vulnérabilité d’une personne sera accrue si elle adhère à l’idée qu’elle « y peut quelque chose ». D’où le burn-out abusivement dépeint au début des recherches comme la « maladie des battants. Le risque devient fort quand cette croyance est corrélée à une autre équation mettant en lien performance professionnelle et estime de soi . Et il s’aggrave encore si il y a association avec une vie extra-professionnelle appauvrie.

Du stress au burn-out

Initialement, de chaque écart entre ses attentes et ce que lui renvoie le réel professionnel résulte un stress pour le sujet.

La répétition de ces stresses le conduit alors à mettre en place des réponses qui, à leur tour, alimenteront le stress initial.  Typiquement, une hyperactivité supposée apporter « la » solution, et qui s’avère finalement inefficace voire stérile.

La réponse suivante consiste alors en ce que les chercheurs ont malencontreusement nommé « dépersonnalisation » (alors que ce terme dépeint déjà en psychopathologie le tout autre sentiment d’être étranger à soi-même) puis « cynisme » (qui est une philosophie).  Il aurait été plus pertinent de qualifier de réification (« chosification »). Pour prendre l’exemple du soignant, il s’agit du mécanisme qui consiste à mettre à distance son patient qui devient « l’ulcère de la chambre 12 ». Une caractéristique du burn-out est de rester longtemps indétectable. Les mini-stresseurs (stresses initiaux successifs) n’occasionnant, dans un premier temps aucune réaction visible.

Prévenir le burn-out

Le consultant en sociologie des organisations abordera le burn-out en décrivant l’institution en vue d’en proposer la modification. Le coach se focalisera dans un premier temps sur la personne.  A travers son histoire, il cherchera quels sont ses enjeux relationnels. Et pourquoi ces enjeux mettent en péril l’intégrité physique et psychique du sujet.

Dans un second temps, la connaissance de la vie en en entreprise permettra au coach d’aider son coaché. Grâce à sa compréhension de son environnement professionnel il pourra  l’aider à trouver la « bonne distance ». Mais aussi à poser des limites entre ce qui relève de sa responsabilité et ce qu’il endosse à mauvais escient. Enfin, il recensera les réponses mises en place par le client et l’entreprise en situation de stress professionnel. En analyser la pertinence contribuera à mettre en place les conditions du changement.

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