pedagogie blanche

Position basse et pédagogie blanche : l’autre management

Temps de lecture : 3 minutes

Prise de position assez personnelle pour une fois. Mais comme elle est fondatrice de ma pratique managériale, elle est au coeur de ma façon d’aborder mes missions de management de transition. Et comme elle construit les individus en même temps que les processus, elle n’est pas neutre sur les organisations.

Remettre du sens dans les missions

C’est sans doute là le cœur de l’évolution du management ces dernières années. Mais souvent la théorie n’est que trop peu suivie d’effet ou mal comprise. A titre personnel j’ai adopté ce mode de relation avec mes collaborateurs depuis très longtemps. Pour des raisons parfois personnelles et parfois à la recherche de plus d’efficacité des équipes.

Des raison personnelles

  • Parce que quelques (nombreuses) années dans l’Entreprise ne peuvent pas laisser indifférent tout à la fois sur son rôle sociétal et sur l’impact qu’Elle a sur les femmes et les hommes qui y travaillent ou voudraient y travailler…
  • Mais aussi parce que quelques (nombreuses) années passées sur cette planète ne peuvent laisser de marbre…
  • Mais aussi parce que lorsqu’on a des enfants, des nièces, des neveux, on ne peut se contenter de vouloir leur laisser quelques milliers d’hectares de cultures bio…et que demain, quelque soit le modèle économique, elles et ils se confronteront à des organisations, qu’elles soient marchandes ou non…

Et professionnelles

  • Mais aussi parce que j’ai constaté puis expérimenté que les positions basses, y compris dans une relation managériale donnent souvent des résultats plus que positifs tant pour l’organisation que pour les individus qui la composent..
  • Enfin bref, parce que nous sommes toutes et tous un pied dans le travail, un pied dans la famille, un pied dans le passé, un pied dans le futur, un pied dans le présent et que l’Entreprise, en tant qu’organisation devrait toujours être un lieu d’épanouissement ou au moins de neutralité psychique.

C’est pour toutes ces raisons, que chacun considèrera comme bonnes ou mauvaises que j’ai construit mon mode de management autour de la subsidiarité et des théories XY de Mac Gregor mais aussi de la pédagogie blanche.

Pédagogie blanche et haut niveau d’exigence

Cette approche de la pédagogie blanche évidemment fait référence aux propos d’Alice Miller dans son ouvrage « C’est pour ton bien », dans lequel elle dénonce notamment ce qu’elle appelle la « pédagogie noire ». Cette pédagogie « blanche » est issue des approches de psychologie humaniste telle que Abraham Maslow, Carl Rogers, Eric Bern.  La « Communication Non Violente » de Marshall Rozenberg et William Schutz, la préconisent. Elle vise en permanence à créer une posture de bienveillance réciproque entre les acteurs.

Bien souvent regardée avec méfiance par l’entreprise qui n’a pas naturellement une culture de la bienveillance, considérant souvent qu’elle est antinomique d’un haut niveau d’exigence.  Ce qui bien évidement relève d’une méconnaissance des principes de bases de la pédagogie blanche. Au contraire même, cette approche qui vise également à construire en permanence l’estime de soi, l’OKness et la sécurité ontologique est bien souvent porteuse d’un haut niveau d’excellence. Ne serait-ce que parce qu’elle donne du sens aux missions et redonne le pouvoir aux collaborateurs.

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